Illustration - Seychelles - ONUDC / Crédit SIPA
Depuis 2010, l’archipel des Seychelles, grâce à sa coopération avec l’ONUDC, mène une lutte contre la piraterie qui s’étend désormais vers la lutte contre le trafic de drogue et d’êtres humains.
Le Programme de lutte contre la piraterie de l’ONUDC a été lancé en 2009. Le programme est présent dans six pays de la région du bassin somalien : le Kenya, les Seychelles, l’île Maurice, la Tanzanie, les Maldives et la Somalie. Il s’est révélé très efficace dans la détention et la poursuite des suspects de piraterie conformément aux règlementations internationales d’Etat de droit et dans le respect des droits de l’homme.
La coopération entre Seychelles et l’ONUDC ne cesse d’être améliorée D’ailleurs, à ce titre, le programme de lutte contre la piraterie a organisé une rencontre spéciale pour discuter de la hausse du trafic maritime pour les stupéfiants et la poursuite des trafiquants de drogue capturés dans les eaux internationales.
D’après les informations de Seychelles News Agency, la rencontre spéciale a été intitulée : "Le succès des poursuites de la piraterie Modèle : Un plan d’action pour mettre fin à l’impunité en mer". L’évènement a réuni des représentants permanents, experts et médias.
Lors des échanges, le ministre de l’Intérieur, Joel Morgan, a déclaré que : "les Seychelles ont l’intention de tirer parti de son programme de lutte contre la piraterie avec succès pour faire face à la criminalité transnationale organisée, en particulier le trafic de drogue et d’armes illicites". Il a en outre précisé que la fusion REFLECS3 "the Regional Fusion and Law Enforcement Centre for Safety and Security at Sea" sera d’une grande aide pour mener de front ce combat. La fusion REFLECS3 possède en effet "une vaste expérience dans la coordination et l’analyse d’informations, l’application des lois et des différents centres de renseignement militaire à travers le monde".
Selon le Directeur exécutif de l’ONUDC, le Bureau des Nations Unies contre la drogue et la criminalité Yury Fedotov, l’impossibilité de poursuivre les trafiquants détectés en haute mer reste un défi majeur. "Comme nous l’avons vu, les saisies de drogues seules n’ont pas dissuadé les criminels, qui sont toujours en liberté en raison d’un manque de capacité d’exécution. Si nous voulons maîtriser le problème de trafic d’héroïne dans l’Océan Indien, nous devons étudier les possibilités de poursuivre des trafiquants de drogue", a-t-il déclaré.
Comme le rapporte Seychelles News Agency, Yury Fedotov a également indiqué que les Forces maritimes combinées (CMF) avaient saisi près de 4 200 kg d’héroïne au cours des 18 derniers mois grâce au programme de lutte contre la piraterie et le terrorisme. Le Directeur exécutif de l’ONUDC de préciser que ces missions ont eu lieu au large de l’Afrique, du Moyen-Orient et en Asie du Sud. Malheureusement, les trafiquants n’ont pas été incarcérés car les saisies ont eu lieu dans les eaux internationales. L’ONUDC vise ainsi à tirer parti de son expérience afin de poursuivre les pirates et les incarcérer. le travail avec les Etats d’Afrique de l’Est n’est pas en reste.
Cette année, les Seychelles et l’ONUDC marquent le quatrième anniversaire de leur coopération. Depuis 2010, les Seychelles ont reçu 3 millions d’euros de l’ONUDC.