DUPUY FLORENT/SIPA
Alors que 1800 gendarmes sont déployés sur le 101e département dans le cadre de l’opération Wuambushu, la tension monte. Le vice-président du conseil départemental de Mayotte, Salime Mdéré, a même tenu des propos chocs lors de son intervention sur la chaîne Mayotte Première. Il avait décrit les jeunes migrants irréguliers à Mayotte de "terroristes", les accusant de responsables de violences sur l’île. Dans la foulée, il a lancé un appel à "peut-être tuer".
Ses propos faisant jaser, Salime Mdéré, a tenu à s’excuser dans un post sur Facebook. "Mes propos - qui sont à la hauteur de ma passion pour cette île - ont dépassé ma pensée et je m’excuse bien volontiers s’ils ont pu heurter", a-t-il publié. Il a alors expliqué : "Si je soutiens cette opération et m’inquiète des conditions de son démarrage (...), je n’en reste pas moins très attaché au respect de l’État de droit et ne peut aucunement souhaiter que se mette en place une justice expéditive, qui conduirait Mayotte dans le chaos".
Mon objectif était d’"alerter sur la nécessité de mesures plus fortes pour créer les conditions de la réussite de Wuambushu", a-t-il souligné. "Je tempère donc mon propos s’il a pu heurter des sensibilités".
"Pleinement mobilisé au titre du Département et comme citoyen engagé aux côtés de la population pour que cette opération produise les résultats escomptés", a-t-il conclu