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Samedi 16 septembre, lors d’un petit-déjeuner de presse, Hery Rajaonarimampianina a confirmé être en faveur d’une révision de la Constitution malgache.
Pour rappel, lors de son passage à Londres, les journalistes anglais n’ont pas manqué d’interroger le président de la République malgache sur une éventuelle révision de la Constitution. Ils lui demandaient : ‘Votre Constitution (article 46, NDLR) prévoit que vous démissionnez 60 jours avant la date de l’élection présidentielle, êtes-vous enclin à réviser la Constitution ?’. Hery Rajaonarimampianina leur a alors répondu : ‘Le changement de la Constitution ne dépend pas du président de la République uniquement. C’est le peuple qui a voté ça. Je pense que les discussions sont en cours. Donc on attendra l’évolution de ces discussions’.
Samedi dernier, le président malgache a informé sur son intention de réviser la Constitution. Selon l’opposition, le chef d’Etat souhaite modifier des textes constitutionnels en sa faveur. Elle estime qu’il désire rester au pouvoir en portant des modifications à l’article qui l’empêcherait d’e démissionner. Concrètement, il s’agit de l’article 46 de la Constitution de la IVe République qui stipule que ‘le président de la République en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles démissionne de son poste 60 jours avant la date du scrutin’.
Selon toujours l’opposition, Hery Rajaonarimampianina ne veut pas quitter le pouvoir en démissionnant pour mener sa campagne présidentielle et dans la foulée, garantir sa réélection.
A titre de rappel, la fin du mandat du président malgache actuel est fixée au 25 janvier 2019. L’organisation du scrutin présidentiel est prévue entre le 24 novembre et le 24 décembre 2018. Hery Rajaonarimampianina estime par ailleurs que le délai est trop court pour organiser une élection présidentielle.
En 2010, l’opposition avait déjà dénoncé la décision d’Andry Rajoelina qui a changé l’article 46 à son avantage. A l’époque, l’ancien DJ était président de la Transition et il avait 36 ans. Il a alors délibérément apporté des modifications à l’âge minimum du candidat à la présidentielle en le faisant passer de 40 à 35 ans.
(Source : rfi.fr)
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