Retour progressif à la normale à Moroni après une semaine de fronde lycéenne. Les cours ont repris doucement hier matin au lycée Said Mohamed Cheikh, principal foyer de la contestation.
La situation est revenue progressivement à la normale au lycée Said Mohamed Cheikh à Moroni, après une semaine de fronde lycéenne ponctuée par une brève
séquestration du ministre de l’éducation nationale et une vague de 200
interpellations dans les rangs des élèves.
Dès lundi 10 mars, les lycéens ont retrouvé les bancs de l’école et les cours ont repris normalement dans toutes les salles de classes, de seconde à terminale. "Les cours ont bel et bien repris même si l’on n’a pas fait le plein (...)", déclare dans les lignes du qutidien Le Nouvel Observateur Abdérémane Chanfi, surveillant général du lycée Said Mohamed Cheikh, principal foyer de la contestation, où s’est jouée la vraie fausse prise d’otage dont a été victime le ministre de l’Education nationale.
Mercredi dernier, le docteur Abdoulkarim Mohamed a en effet été retenu prisonnier dans le bureau du proviseur par des représentants d’élèves grévistes, jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Il a été laissé libre au bout de cinq heures de captivité, et ce, après avoir signé un engagement portant sur le paiement des arriérés de salaires des enseignants.
Chabane Mohamed, un enseignant au lycée de Moroni, explique que le ministre s’est engagé notamment à verser les salaires de janvier à partir de ce mardi 11 mars. "Pour février la crainte d’être payés en retard est écartée, le ministre nous a assuré que nous serons payés en même temps que tout le monde le jour où le paiement s’effectuera", indique-t-il.
Néanmoins, "On ne peut assurer à 100% aux élèves qu’il n’y aura pas d’interruption durant l’année scolaire. Nous sommes en négociations, il n’y aura pas d’interruption si le gouvernement honore ses engagements", ajoute-t-il, se montrant déterminé à reconduire la grève des profs si le gouvernement ne respecte pas sa promesse.