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Quinze personnes soupçonnées de préparer « des actes de violence » ont été interpellées dans les banlieues de Sydney et Brisbane, ce matin. Le groupe prévoyait de décapiter un civil.
Le projet rappelle le meurtre d’otages occidentaux par les jihadistes combattant en Irak et en Syrie, note aujourd’hui le site 20minutes.fr. L’opération, qui s’est déroulée à l’aube a nécessité la mobilisation de plus de 800 policiers. L’objectif était d’interpeller 25 membres présumés d’un même réseau.
Il s’agit de la plus grande opération de ce type jamais organisée en Australie. Elle survient une semaine à peine après que le pays ait relevé son niveau d’alerte face à la menace terroriste représentée par les combattants australiens du groupe Etat islamique (EI) de retour du Moyen-Orient.
C’est l’interception d’un message d’un « australien apparemment assez haut placé au sein de l’EI » exhortant « les réseaux de soutien en Australie » à y perpétrer des « meurtres » spectaculaires qui a décidé les autorités à effectuer cette opération, selon le premier ministre Tony Abbott. « Il ne s’agit donc pas seulement de soupçons mais d’intention et c’est la raison pour laquelle la police et les services de sécurité ont décidé d’agir », a-t-il ajouté. Un suspect a été mis en examen et une arme a été saisie, selon la police.
Les suspects prévoyaient en particulier d’enlever un civil au hasard à Sydney, de l’envelopper dans un drapeau de l’Etat islamique et de le décapiter devant une caméra, selon la télévision publique ABC. Une information non encore confirmée par la police dans l’immédiat.
Parmi les jihadistes en Irak et en Syrie figurent une soixantaine d’australiens, tandis qu’une centaine fournissent un soutien actif depuis l’Australie, selon les services de sécurité du pays. C’est la preuve d’une menace « très réelle » qui « justifie la réponse musclée du gouvernement », explique le ministre de l’Immigration Scott Morrison.