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Un texte autorisant le président Recep Tayyip Erdogan à intervenir militairement en Libye pour soutenir le gouvernement de Tripoli a été validé par le Parlement turc. Les conséquences de cette approbation inquiètent l’Union européenne.
Depuis la chute de Kadhafi en 2011, le camp du Khalifa Haftar, le maréchal autoproclamé qui contrôle la Cyrénaïque (est), et le gouvernement d’union nationale de Fayez al-Sarraj, qui contrôle la Tripolitaine (ouest), se disputent la Libye.
A la suite d’une réunion à la Grande Assemblée nationale à Ankara, jeudi 2 janvier, Recep Tayyip Erdogan va pouvoir aller à la rescousse du GNA, officiellement reconnu par l’ONU. Les membres du parlement turc ont donné leur feu vert pour un déploiement de l’armée dans le pays. Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, parle d’ "une étape importante pour assurer la paix et la stabilité en Libye", rapporte Euronews.
Ce vendredi, l’Union européenne a exprimé sa "grave inquiétude" après ce vote en faveur de la motion autorisant l’intervention militaire turque. Elle estime qu’"il n’existe pas de solution militaire à la crise libyenne", indique un communiqué du porte-parole du Haut représentant des Affaires étrangères. L’UE considère que les actions pour soutenir "ceux qui se battent dans ce conflit ne peuvent qu’entraîner une déstabilisation accrue du pays".
Pour l’Union européenne, le "respect sans faille de l’embargo sur les armes de l’ONU" et le soutien des efforts de l’émissaire des Nations unies en Libye, Ghassan Salamé, constituent "la seule voie vers une Libye en paix, stable et sûre".
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