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Selon une étude, publiée ce vendredi 11 mars, la pandémie de coronavirus aurait provoqué plus de 18 millions de morts dans le monde entre début 2020 et fin 2021.
Une récente étude publiée dans la revue "The Lancet", ce vendredi 11 mars, a démontré que la pandémie de coronavirus aurait provoqué plus de 18 millions de morts dans le monde en un an, soit entre début 2020 et fin 2021.
Les auteurs de l’étude ont précisé que les statistiques officielles sur les décès (5,94 millions) ne donnent qu’une image partielle du véritable bilan. Ils disent, d’ailleurs, que le coronavirus est l’une des principales causes de mortalité en 2020 et 2021.
L’étude du "Lancet" réévalue le nombre de morts lié au coronavirus à plus du triple du bilan officiel. Les chercheurs ont basé leur étude sur des calculs fondés sur l’excès de mortalité. Ce dernier correspond à l’écart entre le nombre de personnes décédées et le nombre de morts attendu.
Les auteurs de l’étude ont également construit de nombreux modèles afin de prédire le taux de mortalité attendue en l’absence du coronavirus. "Sur les 12,3 millions de morts supplémentaires comparés aux décès de Covid-19 comptabilisés, une part substantielle se révélera probablement due à une infection par le Sras-CoV-2", considèrent-ils.
Selon les chercheurs, l’Europe orientale et centrale, l’Amérique latine, ainsi que les pays l’Afrique subsaharienne ont montré les plus forts taux de surmortalité sur cette période. A l’inverse, la surmortalité apparaissait inférieure dans les pays comme la Nouvelle-Zélande et l’Australie.
Les auteurs de l’étude jugent toutefois nécessaires d’autres travaux pour mesurer la surmortalité directement due à la Covid-19. L’Organisation mondiale de la santé a estimé que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que le chiffre officiel.
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