Fabio Ferrari/AP/SIPA
Gianpiero Palmero, propriétaire d’une agence de pompes funèbres en Italie, se confie…
Dans des propos rapportés par la presse française, Gianpiero Palmero, à la tête d’une agence de pompes funèbres à Revello, dans le nord de l’Italie, affirme : "désormais, on scelle tout de suite le cercueil, dès la morgue de l’hôpital". Dans le pays, le Covid-19 a déjà fait quelques 26 000 morts. "Maintenant nous vivons vraiment une situation particulière", poursuit le professionnel en ajoutant que "c’est beaucoup plus difficile sur le plan émotionnel, car il n’y a plus de funérailles normales". "En ce moment, il y a davantage de demande pour nos services", reconnaît M. Palermo.
Il raconte ensuite qu’à l’hôpital "nous recueillons le corps directement dans la morgue, déjà enveloppé dans un linceul et nous le mettons dans le cercueil qu’on scelle tout de suite".
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En ce qui concerne la chambre ardente, il faut toujours suivre les gestes primordiaux comme la distanciation sociale et le port de masque. Les personnes y entrent une par une. Désormais, les funérailles sont réduites aux plus proches et à un prêtre.
Dès le 4 mai prochain, le gouvernement transalpin envisage un début de déconfinement. Cela permettra à plus de personnes d’être présentes pendant des funérailles. Toutefois, pas plus d’une dizaine d’individus dans les cortèges funèbres.
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