Illustration-Alexander Ryumin/TASS/Sipa USA/SIPA
Jean-François Nowak va se déplacer à Medyka, à la frontière ukraino-polonaise, pour exercer son métier de boulanger, mais surtout pour aider les réfugiés de la guerre.
A partir de lundi 11 avril, "Le fournil de Jean-François" fermera ses portes pendant une quinzaine de jours à Monswiller, dans le Bas-Rhin. Le boulanger a décidé de partir… à la frontière ukraino-polonaise, où des milliers de réfugiés sont arrivés depuis le début de l’invasion russe en Ukraine.
Dans cette ville polonaise, Jean-François Novak compte remettre son tablier. "Moi, mon métier, c’est de faire du pain et ils en ont besoin. Alors si on peut aider… ", a-t-il détaillé.
La décision du boulanger français découle, en effet, de son histoire familiale. "Toutes ces images à la télé m’ont marqué et m’ont rappelé ce qu’ont vécu mes grands-parents", détaille-t-il.
Ses grands-parents paternels ont débarqué en Moselle en 1920 afin de fuir la famine en Russie. Selon le boulanger, ils n’étaient pas bien accueillis. "Mon père m’a raconté qu’ils avaient été rackettés par des membres de l’administration française. Pour le moindre document, il fallait par exemple donner une poule", disait-il.
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