SIPA.com - Illustration
La chancelière allemande Angela Merkel prépare le terrain du prochain sommet de l’Union européenne du lundi 7 mars afin de persuader les pays de l’UE à accueillir les réfugiés qui affluent en Grèce, alors que le pays est en pleine crise.
Angela Merkel repart à l’offensive. Après avoir montré son soutien à la Grèce face aux réfugiés qui persistent à se bousculer dans le pays, la chancelière allemande demande à l’Union européenne de prendre ses responsabilités. Dimanche, elle avait insisté que l’UE ne peut pas laisser la Grèce "plonger dans le chaos" face à l’afflux de réfugiés. "Je trouve qu’on ne peut pas agir de sorte que nous abandonnions la Grèce. C’est pourquoi nous allons lundi prochain discuter de comment nous allons rétablir le système Schengen pas à pas avec la Grèce", avait-elle déclaré, soulignant être en contact régulier avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras.
Angela Merkel et Alexis Tsipras sur la même lignée
La crise des migrants, que l’Europe n’arrive pas à surmonter, a rapproché Angela Merkel et Alexis Tsipras. Ils s’étaient rudement affrontés durant la première moitié de 2015, quand le Premier ministre Grecque voulait "changer " l’Europe. La chancelière l’a obligé à accepter toutes ses conditions en échange d’un nouveau plan d’aide pour son pays. Désormais, ils soutiennent la même cause. Un diplomate grec de haut rang confirme en outre la nouvelle relation gréco-allemande : "Avec les Allemands, nous sommes désormais d’accord sur presque tout : la fin de l’exode incontrôlé, la répartition des réfugiés à travers toute l’UE, la nécessité à venir de les acheminer directement depuis la Turquie et l’urgence d’y renvoyer les recalés du droit d’asile". De son côté, Angela Merkel qui a choisi, fin août 2015, d’ouvrir grandes les portes de l’Allemagne aux réfugiés syriens n’a plus aucun soutien à l’heure actuelle. Mais elle reste sur sa position et appelle même l’UE à trouver des solutions pour la Grèce. "Il y a urgence", dit-elle.
Lundi 7 mars, Angela Merkel aura peut-être sa réponse. Reste aux autres pays de l’UE d’ouvrir leur porte aux migrants, sous-condition d’aide de la Commission.