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Une avancée notable a été confirmée dans le projet de construction de la future fusée européenne Ariane 6, avec la signature du contrat de développement du lanceur avec Airbus Safran Launchers. Le montant de ce contrat s’élève jusqu’à 2,4 milliards d’euros.
Ariane 6 peut démarrer pour être opérationnel en 2023. L’Agence spatiale européenne (ASE) vient de confirmer la signature d’un contrat avec Airbus Safran Launchers pour le développement du prochain lanceur européen. Celui-ci comprend le développement du lanceur à deux ou à quatre boosters.
Le montant du contrat s’élève jusqu’à 2, 4 milliards d’euros. Il comprend "notamment un engagement ferme d’environ 680 millions d’euros pour mener les premières activités de développement jusqu’à la revue de définition préliminaire prévue mi-2016", communique Airbus Safran Launcers. Ceci marque la volonté des européens à se doter d’un lanceur compétitif, pouvant concurrencer l’américain SpaceX.
Outre cette signature de contrat avec Airbus Safran Launchers, l’Agence spatiale européenne a également conclu le développement de base de lancement de la future fusée, et celui de l’évolution du petit lanceur Vega-C. "Ces contrats couvrent l’ensemble des travaux de développement d’Ariane 6 et de sa base de lancement, dans la perspective d’un vol inaugural en 2020, ainsi que ceux de Vega-C, en vue d’un premier lancement en 2018", souligne l’Agence spatiale européenne.
Le montant total de ces trois contrats signés est évalué à 3,395 milliards d’euros dont 2,4 milliards avec Airbus Safran Launcers et 395 millions pour Vega-C avec European Launch Vehicule (ELV) et 600 millions euros pour l’ensemble de lancement avec CNES.