Illustration/SIPA
Le bilan officiel du naufrage de dimanche en Méditerranée annonce 800 morts selon des représentants du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et l’Organisation internationale pour les migrations (IOM).
Avec ce nouveau chiffre, la "pire hécatombe jamais vue en Méditerranée" semble se justifier.
"800 personnes sont mortes"
L’annonce a été faite tôt ce mardi à Catania, en Sicile par des représentants du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et de l’Organisation internationale pour les migrations (IOM) après qu’ils ont discuté avec les survivants. "On peut dire que 800 personnes sont mortes", a affirmé Carlotta Sami, porte-parole du HCR en Italie, estimation confirmée par la suite par le porte-parole de l’OIM, Flavio Di Giacomo.
Des enfants à bord du chalutier
Certains des survivants de ce naufrage survenu dimanche ont été interrogés par des représentants des deux organisations dans le port de Catane vers minuit. Ces migrants sont arrivés près de deux heures plus tard par bateau. D’après les explications fournies par Carlotta Sami, ils avaient confronté les témoignages et plus de 800 personnes étaient à bord, dont des enfants de 10, 12 ans. "Il y avait des Syriens, environ 150 Erythréens, des Somaliens... Ils étaient partis samedi à 08H00 de Tripoli", en Libye, a ajouté le porte-parole du HCR.
Un mouvement de foule mis en cause
Selon Flavio Di Giacomo, les survivants sont en provenance du Mali, de Gambie, du Sénégal, de Somalie, d’Erythrée et du Bangladesh en soulignant la présence de quatre mineurs parmi eux. Tous les survivants ont été acheminés dans des centres d’accueil de la région. Sur place, ils ont raconté que le chalutier dans lequel ils se trouvaient a sombré sous l’effet d’un mouvement de foule lorsqu’un cargo portugais appelé à son secours s’approchait. Les garde-côtes italiens ont déclaré avoir repêché 24 corps, débarqués lundi matin à Malte sans confirmer le bilan relevé par les survivants. De son côté, la police italienne a annoncé dans la nuit l’arrestation de deux des survivants à bord du bateau des garde-côtes. Le Tunisien et le Syrien sont suspectés d’être le capitaine et un membre d’équipage du chalutier.