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Le nouveau président sud-coréen Yoon Suk-yeol démarre son nouveau mandat de cinq ans en pleine période de fortes tensions avec la Corée du Nord.
Vainqueur de l’élection présidentielle en Corée du Sud au mois de mars, Yoon Suk-yeol a été investi ce mardi 10 mai pour un mandat de cinq ans. La cérémonie d’investiture s’est déroulée à l’Assemblée nationale à Séoul, la capitale. La prise de fonction de ce conservateur de 61 ans intervient au moment où les deux voisins traversent une période de fortes tensions. Après avoir prêté serment, le nouveau président sud-coréen a appelé à la "dénucléarisation complète" de la partie septentrionale de la péninsule, rapporte Le Parisien. A son avis, l’arsenal atomique de Pyongyang représente un danger pour la sécurité mondiale.
Yoon Suk-yeol, ancien procureur novice en politique, affiche un taux de popularité assez bas (à peine 41%) pour un début de mandat. D’après un récent sondage Gallup, il s’agit de l’un des chiffres les plus bas de l’histoire de la démocratie en Corée du Sud. Le nouveau président a toutefois fait la promesse de mener une politique étrangère plus musclée après les tentatives ratées de rapprochement avec le Nord durant le mandat de son prédécesseur, Moon Jae-in. Durant sa campagne électorale, il n’a pas hésité à traiter le président de la Corée du Nord Kim Jong Un de "garçon grossier".
Près de 40 000 personnes étaient conviées à la cérémonie d’investiture de Yoon Suk-yeol. Elle laisse une facture salée et restera de loin la plus onéreuse jamais organisée en Corée du Sud avec un budget de 3,3 milliards de wons (2,5 millions d’euros). Le slogan choisi est : "Encore une fois, la République de Corée ! Un nouveau pays du peuple".
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