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Lors de son discours au Parlement, Recep Tayyip Erdogan a averti que la Turquie pourrait riposter encore « plus fort qu’auparavant », en Syrie.
Mercredi 11 mars, le Président Recep Tayyip Erdogan a pris la parole devant le Parlement turc, comme le rapporte Sputnik. Devant l’assistance, le chef de l’Etat a prévenu que la Turquie pourrait frapper encore "plus fort qu’auparavant" si les violations du cessez-le-feu en Syrie continuent. "Les frappes contre les postes d’observation [de l’armée turque à Idlib] seront suivies d’une réponse de plus grande ampleur", a-t-il confirmé, selon la chaîne de télévision NTV. Il a également ajouté que jusqu’ici, de petites violations du cessez-le-feu se passent. "Nous en informons la Russie pour que les mesures nécessaires soient appliquées", a-t-il fait savoir.
Rappelons que le 27 février, les tensions ont monté d’un cran dans le gouvernorat d’Idlib. Des terroristes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (anciennement connu sous le nom de Front al-Nosra) ont attaqué les forces gouvernementales syriennes. Damas a riposté et 36 soldats turcs ont été abattus, d’après Ankara.
Après cette montée de tension, les deux Présidents turc et russe se sont entretenus à Moscou, le 5 mars et l’instauration d’un cessez-le-feu a été décidée le lendemain (6 mars). La mise en place d’un couloir de sécurité autour de la route qui relie Alep au gouvernorat côtier de Lattaquié et l’envoi sur le terrain de forces supplémentaires turques, ont été également décidées.