Illustration-Binsar Bakkara/AP/SIPA
À la suite d’une attaque visant des ouvriers de construction, les forces de sécurité indonésiennes ont pu récupérer 16 cadavres en Papouasie, province de l’est de l’Indonésie.
Cette attaque meurtrière n’a pas encore été confirmée, mais cela représentera l’incident le plus grave dans la région depuis des dizaines d’années. Le massacre visait des ouvriers qui travaillaient à la construction de routes et de pont pour le compte de la société indonésienne Istaka Karya. Le commandant militaire local, Binsar Panjaitan, a fait état de 16 corps retrouvés à des journalistes locaux, confirmé par lessentiel.lu.
L’attaque se serait déroulée dimanche dans la ville de Timika, district montagneux de Nduga. D’ailleurs, les corps ont été évacués vers cette ville. Les victimes n’ont pas encore été identifiées et l’armée a omis de donner des détails, notamment sur la manière dont ils ont été assassinés.
Un ouvrier qui avait survécu à l’attaque avait décrit le meurtre d’au moins 15 de ses collègues. Il a aussi précisé que certains des ouvriers ont été tués d’une balle et d’autres ont été égorgés. Les forces de sécurité indonésiennes ont évacué 15 autres employés de la société de construction Istaka Karya.
De son côté, l’Armée de libération nationale de l’ouest de la Papouasie (TPNPB) a revendiqué l’attaque en précisant, dans un message diffusé sur une page Facebook, avoir tué 24 ouvriers sur l’ordre du commandant régional Ekianus Kogoya. Une revendication qui n’a pas encore été confirmée.
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