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La rencontre "historique" entre les deux dirigeants coréens a abouti à un accord commun de préserver la paix et de dénucléariser la péninsule.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in se sont rencontrés vendredi. Un sommet historique qui est intervenu après des dizaines d’années de tension entre les deux pays. Le rendez-vous a d’ailleurs eu lieu dans la Zone démilitarisée divisant les deux Corées. C’est "une rencontre historique qui a ouvert une nouvelle ère pour la réconciliation et l’unité nationales, la paix et la prospérité", a écrit l’agence officielle nord-coréenne KCNA. Cette dernière a sorti le texte intégral de la Déclaration de Panmunjom signée par les deux dirigeants à l’issue du sommet.
D’après le document cité par le quotidien L’Express, les deux dirigeants ont confirmé l’objectif commun de parvenir, au moyen d’une dénucléarisation totale, à une péninsule coréenne non nucléaire. Cette décision annonce un total revirement de situation. En effet, le régime de Pyongyang a souligné durant des années qu’il ne renoncerait jamais à l’arme nucléaire. Et pour cause, c’était un moyen indispensable pour lui de se protéger d’une possible invasion américaine.
Une pluie de réactions a suivi ce sommet historique des deux Corées. A Séoul, les quotidiens de samedi ont émis une certaine réserve en mentionnant l’absence d’un engagement ferme et explicite de Pyongyang à renoncer à son armement nucléaire. De son côté, le président américain qui doit rencontrer Kim Jong-un d’ici quelques jours, a salué une rencontre "historique", soulignant "l’enthousiasme" du Nord en faveur d’un accord. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a quant à lui félicité "le courage et le leadership" des deux dirigeants lors d’un sommet "réellement historique".