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Pyongyang annonce le lancement d’un satellite militaire espion au mois de juin. Le but est de "faire face aux actions militaires dangereuses des États-Unis et de leurs vassaux", d’après les propos de Ri Pyong Chol, vice-président de la commission militaire centrale du parti au pouvoir.
La Corée du Nord se prépare à une grande opération militaire en juin 2023. Le pays dirigé d’une main de fer par Kim Jong-Un, atteste l’information avec une communication officielle relayée par l’agence d’Etat KCNA : Le "satellite de reconnaissance militaire numéro 1" sera "lancé en juin", afin de "faire face aux actions militaires dangereuses des Etats-Unis et de leurs vassaux".
Le Japon avait été averti d’un projet de lancement satellite par la Corée du Nord et suspecte un tir de missile balistique. D’après le gouvernement japonais, Pyongyang a informé les gardes-côtes japonais de l’envoi d’une fusée entre le 31 mai et le 11 juin. Le Japon via son premier ministre japonais, Fumio Kishida affiche clairement ses doutes concernant ce lancement : "Même s’il est décrit comme un satellite, un lancement utilisant la technologie des missiles balistiques constituerait une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies" et "menacerait la sécurité de la population". Le ministère de la défense nippon se montre encore plus ferme en ordonnant la destruction de tout missile balistique "dont la chute sur son territoire terrestre ou maritime serait confirmée".
La Corée du Sud a tenu à réagir concernant cette information : "Le prétendu lancement de satellite de la Corée du Nord constitue une grave violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies interdisant tous les lancements utilisant la technologie des missiles balistiques, et il s’agit d’un acte clairement illégal qui ne peut être justifié sous aucun prétexte".
La Corée du Nord a tenu à alerter son voisin japonais sur ses projets de lancement satellite. Pourtant, Pyongyang a délibérément omis d’informer la Corée du Sud. L’expert Cheong Seong-chang du Centre d’études nord-coréennes de l’Institut Sejong a émis une hypothèse sur ce choix de communication, Séoul "a qualifié la Corée du Nord d’ennemi dans un document de défense en février. La Corée du Nord n’aime pas le Japon, mais elle a davantage de raisons de ne pas aimer Séoul en ce moment".
Depuis peu, la Corée du Sud et le Japon tentent de renouer leur relation afin de trouver une solution commune si jamais les menaces militaires de la Corée du Nord venaient à se réaliser. Cependant, Kishida Fumio ne ferme pas la porte à une discussion avec Pyongyang.
La Corée du Nord a effectué des tirs de missiles balistiques en 2012 et en 2016. A l’époque, le pays de Kim Jong-Un avait évoqué des lancements de satellites qui ont plané sur Okinawa, dans le sud du Japon.
Source Le Monde