KONRAD K./SIPA
Alors qu’il était censé faire rire, le programme ’Mon mari et moi’ a suscité colère et indignation générale en Algérie. Il a été arrêté dès son premier numéro.
Le premier numéro a été diffusé le premier jour du ramadan en Algérie, le vendredi 24 avril. Le programme ’Mon mari et moi’ devait faire rire le public, mais il a plutôt suscité colère et indignation. "Le principe : une émission de télévision parodique qui proposerait rien de moins que d’’offrir’ une femme en ’cadeau’ à un célibataire qui n’a rien demandé, et qui se retrouve malgré lui dans la peau d’un prétendant", a confié El Watan sur le récit de Franceinfo. Selon toujours l’animateur de l’émission, d’autres "cadeaux" rangés dans les coulisses peuvent être offerts si le célibataire n’apprécie pas le premier.
L’Autorité de l’audiovisuel (ARAV) a, alors, sorti un avertissement, dimanche 26 avril, obligeant la chaîne privée Numidia à arrêter le programme. L’autorité audiovisuelle a dénoncé de flagrantes infractions qui ont porté atteinte à l’ordre public, à la vie privée, mais aussi à l’honneur et à la réputation des personnes loin de tout respect de la dignité humaine. La chaîne de télévision n’a pas tardé à réagir en présentant ses excuses. Elle a parlé d’"une erreur isolée" et d’"une mauvaise appréciation".
Durant le ramadan, le téléspectateur algérien jongle entre les feuilletons et les caméras cachées. Très vite, ce programme a provoqué une pluie de commentaires sur les réseaux sociaux. "Ce qui est révoltant dans cette émission, c’est qu’un être humain, une femme dans ce cas précis, doué d’une âme et d’une conscience, soit donné en offrande comme un objet à un homme.", a lâché Saadia Gacem, militante féministe membre du Réseau Wassila sur Sputniknews.
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