Illustration SIPA
C’est la première fois qu’Israël reconnaît avoir bombardé sur un site syrien en 2007 pour détruire un présumé réacteur nucléaire. Les faits se sont déroulés il y a plus de dix ans au cours d’une opération aérienne éclair.
Dans un communiqué rendu public ce mercredi, l’armée israélienne assume sa responsabilité dans l’attaque et la destruction d’un présumé réacteur nucléaire secret en Syrie. Cela s’est déroulé en 2007 au cours d’une opération aérienne éclair. Selon les précisions de l’armée syrienne, cette frappe aérienne avait pour but de supprimer une menace majeure contre la sécurité de l’Etat hébreu. Elle consistait également à envoyer un "message" aux ennemis d’Israël. Cette reconnaissance survient au moment où les mises en garde de la part d’Israël contre le renforcement de la présence militaire iranienne dans la Syrie en guerre se multiplient.
Le réacteur était sur le point d’être achevé quand il a été attaqué. "Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2007, des appareils de l’armée de l’air israélienne ont frappé et détruit un réacteur nucléaire syrien en cours de développement", écrit l’armée israélienne dans son communiqué relayé par France24. C’est la première fois que le pays reconnaît les faits, mais il semble évident qu’il se cachait derrière le raid en territoire ennemi contre le site Al-Kibar, dans la province de Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie.
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Depuis la création de l’Etat hébreux en 1948, la Syrie et Israël ont connu de nombreux affrontements. Ils sont techniquement en état de guerre, mais Israël a toujours fait en sorte de rester à l’écart du conflit en Syrie, qui a éclaté en 2011. Toutefois, elle a mené des dizaines de frappes ponctuelles contre des positions du régime ou des convois d’armes à destination du mouvement chiite libanais Hezbollah. Avec cette reconnaissance officielle et inédite étaient ajoutés des enregistrements vidéo tournés depuis le cockpit d’un avion impliqué dans ce raid.