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Les soldats de l’armée syrienne sont actuellement au cœur de la ville de Palmyre qui était aux mains de Daesh. Ils ont été aidés par l’aviation russse.
C’est la télévision officielle syrienne qui a fait l’annonce il y a peu de temps : l’armée syrienne a libéré la cité antique de Palmyre, tombée aux mains de Daesh en mai 2015. Et à Genève, les négociations de paix entre opposition et régime syrien font une pause.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) hier, les forces du régime appuyées par l’aviation russe étaient à moins d’un kilomètre de de Palmyre. La bataille est capitale. En effet, Palmyre, aux mains de Daesh depuis près d’un an, est stratégique. Reprendre la ville permettrait à l’armée de Bachar al-Assad de créer un nouvel accès au grand désert syrien et de parvenir plus à l’est à la frontière avec l’Irak, toujours contrôlée par les djihadistes.
Palmyre, une ville symbole
Par ailleurs, en plus de sa dimension stratégique, Palmyre est une ville symbole, connue du monde entier pour son site archéologique en partie détruit par Daesh. Les djihadistes utilisent de l’équipement lourd et se terrent dans des abris souterrains depuis quelques jours.
Mais après la dissipation de la tempête de sable qui a sévi pendant plusieurs jours autour de Palmyre, l’aviation russe a pu reprendre ses bombardements. Hier, l’armée se préparait en fin d’après-midi à monter à l’assaut pour débuter la bataille de libération de la ville.
Daesh perd du terrain
Selon l’OSDH, des forces pro régime ont pris le contrôle du "triangle de Palmyre", une région au sud-ouest de la cité antique qui relie la ville à la fois à Damas, la capitale, et à Homs, troisième ville du pays. En perdant cette superficie d’environ 30 000 km2, Daesh verrait le territoire syrien qu’il contrôle reculer à 30 % contre 40 % aujourd’hui, selon toujours l’OSDH.