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L’opposition a appelé à la démission du Premier ministre canadien Justin Trudeau. Il est accusé d’avoir fait pression à la justice afin de protéger l’entreprise BTP SNC-Lavalin, au cœur d’un scandale de corruption avec la Libye.
Justin Trudeau fait face à une crise politique. L’ex-ministre canadienne de la Justice l’accuse de faire pression, pour que celle-ci évite un procès à l’entreprise BTP SNC-Lavalin. L’opposition a immédiatement saisi la police fédérale et appelé, dans la foulée, à la démission du Premier ministre.
Le chef du gouvernement libéral, l’un de ses ministres et une dizaine de proches conseillers, ont enchaîné les pressions entre septembre et décembre 2018, selon Jody Wilson-Raybould. Cette dernière a indiqué mercredi 27 février devant la commission de la Justice de la chambre des Communes que les pressions s’accompagnaient souvent de menaces pour qu’elle intervienne dans une procédure judiciaire en cours.
Leur but était de l’inciter à faire pression sur la directrice des procureurs, indépendante du pouvoir politique, afin de négocier un accord à l’amiable avec le géant du BTP SNC-Lavalin. Elle a ainsi accusé Justin Trudeau d’une "tentative d’ingérence politique dans le cours de la justice".
Pour sa part, le Premier ministre canadien a démenti toutes les accusations à son encontre. Selon lui, il s’agissait de simples discussions pour chercher à éviter de perdre 9 000 emplois. Ces derniers se trouvent surtout en Ontario, au Québec et à Montréal.
Justin Trudeau a toujours réaffirmé qu’il avait toujours respecté l’indépendance de son ancienne ministre de la Justice. Cette dernière bénéficie en effet d’un statut à part au sein du gouvernement.
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