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L’ex-président de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, a été incarcéré depuis avril pour corruption. Il aurait pu être libéré par une décision d’un juge de l’institution, mais celle-ci a été suspendue mercredi par le président de la Cour suprême du Brésil.
À seulement 13 jours de l’investiture du président élu d’extrême droite, Jair Bolsonaro au Brésil, le juge de la Cour suprême Marco Aurélio de Mello avait annoncé la "suspension de l’exécution des peines de condamnés, dont tous les recours ne sont pas encore épuisés." Une décision qui a fait l’effet d’une bombe, puisqu’elle pourrait également faire libérer l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010).
Les avocats de Lula se sont empressés de déposer une requête pour que l’ex-président soit immédiatement libéré. De son côté, la procureure générale, Raquel Dodge, a contredit la décision du juge Mello. Le président de la Cour suprême, José Antonio Dias Toffoli, a finalement annulé la décision qui pourrait libérer Lula.
Le procureur en charge de l’opération anticorruption "Lavage-express", Deltan Dallagnol, a estimé que la décision de Marco Aurelio Mello symbolise la consécration de l’impunité et a des effets catastrophiques.
Selon l’agence de presse d’État Agencia Brasil, relayée par RTL, cette décision du juge Mello aurait pu libérer 169 000 détenus. L’ex-président Lula a été condamné en appel à 12 ans et un mois, contre neuf ans et six mois de prison en première instance pour corruption et blanchiment.
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