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Les pirates ont souhaité une "sanglante Saint-Valentin" à l’épouse du président Obama et mis en ligne des images qui proviendraient du Pentagone.
La police fédérale américaine a lancé une enquête sur le piratage informatique, hier, du compte Twitter du magazine Newsweek, sur lequel les hackers, qui se sont réclamés du groupe Etat islamique, ont menacé la femme et les filles du président Barack Obama.
"Le FBI enquête" sur cette intrusion, a déclaré hier Josh Earnest, le porte-parole de la Maison Blanche, précisant n’avoir "aucun élément de réponse sur les revendications des pirates". Les pirates revendiquent un "Cybercalifat" et qui ont posté le message "Je suIS IS", l’acronyme anglais de l’Etat islamique, en référence au slogan "Je suis Charlie" né après l’attaque à Paris contre l’hebdomadaire satirique français.
Dans un autre message, les pirates écrivent : "Sanglante St-Valentin #Michelle Obama ! Nous vous surveillons, vos filles et votre mari !". Les pirates ont aussi diffusé des images, selon eux confidentielles, qui proviendraient de la Defense Cyber Investigations Training Academy et du Pentagone.
Le piratage a été de courte durée, car quelques minutes plus tard Newsweek a repris le contrôle de son compte et confirmé le piratage.
Il s’agirait du même groupe de pirates qui a récemment attaqué le compte Twitter du commandement de l’armée américaine chargé du Moyen-Orient, ainsi que celui de la chanteuse américaine Taylor Swift.
"Ces derniers mois, plusieurs médias et d’importantes institutions ont été compromis, ou du moins leurs systèmes informatiques", a rappelé Josh Earnest. En janvier, des partisans du président syrien Bachar al-Assad ont piraté au nom de l’Armée électronique syrienne le site du quotidien français Le Monde, après avoir fait de même en 2013 contre le site du quotidien américain New York Times et le compte Twitter de l’Agence France-Presse.