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Barack Obama a confirmé mardi la mort de Kayla Mueller, retenue en otage en Syrie par l’Etat islamique (EI).
Barack Obama a confirmé mardi 10 février le décès de Kayla Mueller (26 ans), une humanitaire enlevée en août 2013 par l’Etat islamique en Syrie, rapporte Le Figaro. "C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de Kayla Jean Mueller", a indiqué le président américain dans un communiqué. "Peu importe le temps que cela prendra, les Etats-Unis retrouveront et traduiront en justice les terroristes responsables de la captivité et de la mort de Kayla", peut-on lire dans le communiqué. La Maison Blanche a précisé qu’un message envoyé par les djihadistes de l’EI à la famille de la jeune femme a permis de confirmer sa mort.
La présidence américaine n’a pas spécifié dans quelles circonstances Kayla Mueller a perdu la vie, mais a souligné le caractère "odieux" et "haineux" de l’Etat islamique. Dans un communiqué distinct, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a renchéri, écrivant que "l’EI, et l’EI seul, est responsable de la mort de Kayla". Le secrétaire d’Etat a rappelé que depuis l’été dernier, les djihadistes ont tué par décapitation trois otages américains, James Foley, Steven Sotloff et Peter Kassig.
Kayla Mueller était la dernière otage américaine détenue par le groupe Etat islamique, selon le New York Times. Mais dans la soirée, la Maison Blanche a révélé qu’au moins un ressortissant américain est toujours retenu en otage au Proche-Orient. L’organisation Etat islamique a annoncé vendredi 6 février la mort d’une jeune otage américaine. Aux Etats-Unis, la nouvelle est accueillie avec beaucoup de scepticisme.
La famille de Kayla Mueller, qui se dit "dévastée", a publié un communiqué, rapporte le Guardian. "Kayla était une travailleuse humanitaire dévouée et pleine de compassion. Elle a consacré sa courte vie à aider tous ceux en manque de liberté, de justice et de paix", ont écrit ses proches.
Kayla Mueller avait été kidnappée par les djihadistes à Alep en août 2013. L’EI avait demandé 5 millions d’euros pour sa libération, mais les Etats-Unis continuent de s’opposer à tout paiement de rançon. Travailleuse humanitaire, elle aidait les réfugiés syriens dont elle plaidait déjà la cause en 2011. "Je suis solidaire avec le peuple syrien. Je rejette la brutalité et les tueries que les autorités syriennes commettent contre les Syriens", déclarait-elle à l’époque.