Abd Rabbo Ammar/POOL/SIPA
Il y a neuf ans, l’opération militaire Serval a été lancée au Mali. Le président Emmanuel Macron a confirmé, jeudi 17 février, le retrait ‘ordonné’ des soldats français.
"La France et ses partenaires engagés dans des missions de lutte contre le terrorisme, à savoir les participants à la task force Takuba, ont pris la décision de retirer leur présence militaire au Mali", a fait savoir Emmanuel Macron. Un retrait qui sera fait "de manière ordonnée avec les armées maliennes et avec la mission des Nations unies au Mali". Par ailleurs, des militaires européens des forces spéciales Takuba seront repositionnés aux côtés des forces armées nigériennes dans la région frontalière du Mali.
Emmanuel Macron a aussi annoncé qu’après Kidal, Tessalit et Tombouctou en 2021, les ‘emprises’ de la France de Gossi, de Ménaka et de Gao vont ainsi fermer. Par contre, comme le rapportent notamment France Info et d’autres médias franciliens, les missions de sécurisation de la mission onusienne ‘Minusma’ se poursuivront.
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Quant au calendrier de retrait des forces françaises, Emmanuel Macron a estimé que les bases au Mali allaient fermer d’ici quatre à six mois. À la fin du retrait, le nombre de soldats français déployés au Sahel sera de 2 500 à 3 000 hommes, contre 4 600 en ce moment, indique le colonel Pascal Ianni, porte-parole de l’état-major des armées françaises.
Si les civils du Sahel sont "la première cible des exactions d’Al-Qaïda et de Daech", "elles ne peuvent pas pour autant être réduites à un rôle de victime", a jugé Emmanuel Macron. Pour lui, elles forment également le ‘rempart’ contre les groupes terroristes. Et ce ‘sursaut civil’ ne peut être traité "par le prisme trop étroit de la sécurité". Des programmes civils et sociaux seront alors déployés.
Par ailleurs, le chef d’État "récuse complètement" l’idée d’un échec de la France au Mali. Pour lui, la présence de ces troupes a tout simplement "évité le pire".
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