Massoud Hossaini/AP/SIPA
Le lundi 15 novembre, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a indiqué que l’Union européenne a trouvé ‘un consensus’ parmi ses États membres pour sanctionner le groupe russe de mercenaires Wagner. Il faut savoir que les Occidentaux ont peur qu’ils interviennent au Mali.
À Bamako, la junte au pouvoir menace de recourir à Wagner, société qui serait proche du président russe, Vladimir Poutine. Dans des propos rapportés notamment par Le Monde, M. Borrell a affirmé à l’issue d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles : "il y a un consensus pour prendre des mesures restrictives contre ce groupe. Elles seront décidées dès que le travail au niveau technique aura été achevé".
Aussi, "des propositions spécifiques pour désigner des individus et des entités" seront évaluées. Il a parlé d’une possible adoption de ces mesures lors de la prochaine réunion des ministres, le 13 décembre prochain.
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Jean-Yves Le Drian, chef de la diplomatie française, a développé de son côté qu’il s’agissait à la fois de sanctions contre les membres de la société Wagner et contre les sociétés qui travaillent directement avec elle. "Il y a une menace au Mali", a-t-il tenu à souligner.
Les Français ont averti les Russes que le déploiement de ces mercenaires dans la bande sahélo-saharienne serait "inacceptable". Selon plusieurs journalistes et des ONG, la Russie utilise Wagner pour servir ses intérêts dans d’autres pays. Bien évidemment, le Kremlin nie.
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