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Le ministère de la Santé a annoncé vendredi qu’une quarantaine de cas confirmés de choléra, dont un mortel ont été enregistrés en Algérie. Il s’agit des premiers cas de la maladie dans le pays depuis 1996.
Le choléra est une infection intestinale aiguë provoquée par l’absorption d’aliments ou d’eau contaminés par une bactérie "Vibrio choleræ"qui provoque de fortes diarrhées et vomissements. A défaut de traitement, il peut entraîner une déshydratation sévère, voire la mort.
Selon le directeur général de la Prévention du ministère, le Dr Djamel Fourar, vendredi, 41 cas de choléra ont été confirmés sur 88 cas suspects en Alger et dans trois régions environnantes (Algérie). La dernière épidémie dans le pays remonte à 1986. Elle avait affecté 4.500 personnes. Les derniers cas "sporadiques" en revanche datent de 1996, selon le médecin.
La majorité des cas confirmés (22) a été relevée dans la (préfecture) de Blida, limitrophe d’Alger. Un de ces malades est décédé à l’hôpital de Blida (à 50 km au sud d’Alger). Onze cas ont été confirmés à Tipaza (70 km à l’ouest d’Alger), cinq à Alger et trois à Aïn Bessam, dans la wilaya de Bouira, à une centaine de km au sud-est de la capitale.
Il a cependant assuré que ce sont des cas "isolés". Entre le 7 août et le 14 août, trois individus d’une même famille ont été admis à l’hôpital à Aïn Bessam. Mais, aucun nouveau cas n’a été enregistré depuis que le foyer recensé n’était plus actif.
Le Dr Djamel Fourar a indiqué que la piste privilégiée pour le moment est une contamination par les fruits ou légumes mal lavés. La propagation aurait été en effet plus rapide et plus massive si la maladie avait été transmise par l’eau. Il est fortement recommandé à la population de se laver fréquemment les mains, laver les fruits et légumes et bien cuire les aliments.