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Un groupe de six pays (Etats-Unis, France, Allemagne, Italie, Espagne et Angleterre) a effectué une déclaration commune condamnant la décapitation de 12 libyens par le groupe Etat Islamique en Libye. Ces pays appellent également les parties libyennes à trouver une entente pour la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.
L’exécution de 12 libyens par les djihadistes du groupe Etat Islamique à Syrte ne laisse pas indifférents les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et l’Angleterre. Ce groupe de six pays a alors effectué une déclaration commune dimanche condamnant ces actes de "barbares". Pour avancer efficacement dans la lutte contre l’occupation de Daesh dans le pays, il en appelle aux bons sens des différentes parties libyennes. Le groupe les invite à trouver une entente sur la mise en place d’un gouvernement nationale.
"Nous sommes profondément préoccupés par les informations selon lesquelles ces combattants (djihadistes, ndlr) ont bombardé des zones densément peuplées de la ville et ont commis de façon indiscriminée des actes de violence pour terroriser la population libyenne", poursuit le communiqué publié par le département d’Etat américain.
En dépit de l’occupation djihadiste en Libye, notamment à Syrte, les Libyens doivent faire face au chaos dans lequel leur pays se trouve depuis la chute du régime Kadhafi en 2011. Deux gouvernements, l’un basé à Tripoli, sous le contrôle de la coalition de milices armées, et l’autre en exil à l’est, mais reconnu par la communauté internationale, se disputent le pouvoir. Tous les deux se lancent pourtant dans la lutte contre l’occupation du groupe Etat Islamique.
Après que les djihadistes aient annoncé leur occupation de la Syrte en juin, le gouvernement de Tripoli a lancé "une opération pour libérer Syrte". Celle-ci engage les jeunes et les habitants de Syrte. Des affrontements qui auraient fait entre 100 et 150 morts se sont alors éclatés dans cette ville natale du regretté leader libyen depuis la semaine dernière. De son côté, le gouvernement en exil a sollicité l’aide des pays arabes pour lutter contre l’Etat islamique.
Malgré cette situation préoccupante en Libye, le groupe de six pays a communiqué qu’"il n’y a pas de solution militaire au conflit en Libye"