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Pour la première fois depuis la coûteuse construction de l’aéroport de l’île britannique de Sainte-Hélène, au milieu de l’océan Atlantique, un avion de ligne a atterri sur le tarmac. L’empereur français Napoléon y avait passé son exil.
Un avion civil a atterri à l’aéroport de l’île britannique de Sainte-Hélène, un territoire perdu au milieu de l’océan Atlantique, pour la première fois depuis sa construction qui a coûté 370 millions de dollars, soit 340 millions d’euros, il y a un an. Il s’agit d’une véritable première pour ce territoire isolé depuis 1821, l’année où l’empereur français Napoléon Bonaparte y est décédé en exil.
L’aéroport de Sainte-Hélène est qualifié de "plus inutile du monde" par certains journaux, rappelle le site sputniknews.com. Et pour cause, l’écrivain Chateaubriand avait qualifié le territoire situé à 1850 kilomètres de l’Afrique et à 2 900 de l’Amérique du Sud de "catafalque de rochers". Il était jusqu’ici seulement relié par bateau, soit au départ du Cap, en Afrique du Sud, pour une traversée maritime de cinq jours, soit au départ de l’île de l’Ascension, à 1 200 kilomètres de là.
L’aéroport de Sainte-Hélène se situe sur une falaise et sa piste de décollage est constamment exposée à des vents violents, ce qui rend tout atterrissage très difficile. Le premier avion qui s’y est posé, lundi 8 mai, transportait 50 passagers en provenance d’Afrique du Sud. Les autorités locales espèrent que ce premier vol sera à l’avenir suivi par beaucoup d’autres. L’île à l’histoire tumultueuse compte en effet faire du tourisme un pilier de son économie. La petite possession britannique accueille aujourd’hui 1 500 visiteurs par an.
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