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Qu’on regarde trop longtemps un ventilateur, qu’on épluche un oignon ou qu’on soit triste, on pleure. Mais toutes ces larmes sont différentes au microscope.
Le phénomène physiologique est pourtant le même : on pleure. Maurice Mikkers, qui vit aux Pays-Bas, a observé ces larmes au microscope, a constaté qu’elles sont différentes les unes des autres. Il a publié les photos des cristaux de larmes.
La larme après avoir coupé un oignon est une larme réflexe par excellence. Elle est sécrétée suite à une irritation des yeux. Une larme après avoir regardé le ventilateur est, par contre, une larme "basale" sécrétée pour lubrifier les yeux. Une larme après avoir mangé un mini piment rouge est aussi une larme réflexe mais elle n’est pas identique. Pourquoi ? Elle ne se cristallise pas de la même façon.
Une larme de joie est une larme psychique mais la composition chimique varie un peu de la larme réflexe. Elle ne cristallise pas non plus de la même façon. Une larme de tristesse est également psychique. Elle est déclenchée par les émotions. Celles-ci stimulent des hormones qui agissent comme un analgésique.
Dans tous les cas, "Pleurer, de même que d’autres types d’expériences émotionnelles intenses, peut nous aider à mettre en évidence les choses importantes sur lesquelles nous devons nous concentrer", a déjà déclaré Lauren Bylsma, docteur en philosophie, ancien doctorant de l’université de Pittsburgh, qui a mené des études multiples et écrit plusieurs articles sur les larmes et l’action de pleurer.