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L’A380 d’Air France a bifurqué vers l’Angleterre à cause de la question des quotas d’heures des pilotes.
20 Minutes indique que c’est la meilleure alternative en dépit du fait que les passagers du vol New York-Paris AF007 d’Air France ne sont peut-être pas d’accord après l’itinéraire plus que galère qu’ils viennent de vivre.
Leur mésaventure débute le dimanche par un pénible mais pas si fou retard de 6 heures au décollage de New York en raison des chutes de neige. Puis l’A380 prend son envol, pour rejoindre Paris sans escale. Quarante minutes avant d’atterrir, l’appareil se détourne vers l’Angleterre pour se poser à Manchester. La raison : celui aux commandes de l’avion avait dépassé son quota d’heures.
"Tout s’est joué à quelques minutes près, les capacités d’accélération d’un avion sur un vol transatlantique laissaient peut-être la possibilité d’arriver de façon très juste à Paris, explique un porte-parole d’Air France. Ça ne s’est pas produit, en dépit des efforts de l’équipage."
Malgré qu’il ne s’agisse que de quelques minutes, le quota d’heures, qui gage qu’un pilote est dans ses meilleures dispositions pour prendre les airs, ne doit jamais être dépassé. Outrepasser ces règles c’est comme, en voiture, rouler à 180km/h sur l’autoroute, ou avec 2g d’alcool. C’est formellement interdit, assure le porte-parole.
Après leur retard de 6 heures au départ, certains des passagers, dont l’ex-ministre Bruno Le Maire, ont dû attendre 12 heures de plus à Manchester. Le temps qu’atterrissent les trois vols venant de Paris pour les rapatrier.