Illustration/SIPA
Les patients sont les champions des formulations drolatiques pour expliquer leur maladie ou définir leurs symptômes. En voici quelques extraits relevés par 20 Minutes.
Des petites erreurs de langage ou des jeux de mots prononcés inconsciemment, les patients ne sont pas à l’abri des formulations droles.
On distingue entre autres les rois du lapsus
"On m’a mis une vulve cardiaque"
"Vous croyez aux compliments alimentaires ?"
"Je ne veux pas de médicaments génétiques"
"J’ai oublié ma carte virale"
Ceux qui inventent un nouveau dictionnaire des pathologies
"Le cancer du sarcophage, c’est grave ?"
"Je fais de la spasmofolie"
"Mon mari retousse et crache vert depuis hier. C’est encore une crachéite".
Certains patients ont même des symptômes bizarres
"Quand j’ai des hémorroïdes, j’ai les yeux rouges"
"Je ne veux plus de vaccin, j’ai eu une érection vaccinale".
D’autres manipulent le vocabulaire médical avec approximation et fantaisie
"On m’a enlevé la vésicule immobilière"
"J’ai un ongle incarcéré"
"Ca fait deux ans que je n’ai pas eu mon tutti frottis"
"On m’a fait une fellation in vitro"
"J’ai fait un coma idyllique"
C’est dans son ouvrage intitulé C’est grave docteur ? sorti en mars aux éditions de l’Opportun que le docteur Michel Guilbert a recueilli les plus belles perles qu’il a entendues pendant trente ans dans son cabinet de Bagneux (Hauts-de-Seine). Il s’agit d’un recueil assez marrant parmi les articles insolites incontournables de l’année 2014.
Interrogé par 20 Minutes si la situation était vexant pour ses patients, le médecin généraliste a répondu par un non. "Cet ouvrage témoigne de notre complicité. Quand un patient fait un lapsus, on en rit ensemble. Et ceux qui m’ont choisi comme médecin traitant savent que j’apprécie l’autodérision", explique-t-il. Il considère que l’humour représente un moyen de dédramatiser. "Dans la plupart des consultations, la dimension psychologique est importante. Ces échanges parfois incongrus que j’ai partagés avec mes patients leur ont permis de prendre du recul par rapport à eux-mêmes et à leurs maux", racontait le docteur Michel Guilbert en mars. Et d’ailleurs, ces patients lui rendent bien la pareille, comme l’auteur de cette perle : "Docteur, en souvenir de mon cancer, j’ai appelé mon chat chloraminophène".