SIPA
Ces dernières semaines, plusieurs personnes accusent le géant de la Silicon Valley d’avoir utilisé son pouvoir pour faire taire des voix critiques.
L’affaire fait grand bruit aux Etats-Unis, Google est accusé d’avoir fait pression sur un groupe de réflexion pour obtenir le départ de l’un de ses experts, après un article critique sur l’entreprise et sa position de monopole.
Critiquer Google peut-il coûter un poste ? C’est ce qu’affirme Barry Lynn, un spécialiste des questions de monopole, qui dirigeait l’équipe Open Markets à la New America Foundation. Le 27 juin, il a félicité la décision de la Commission européenne d’infliger une amende de 2,42 milliards d’euros au groupe de Mountain View, pour abus de position dominante sur la recherche, après des années d’instruction. Dans son communiqué, il demandait en parallèle aux autorités américaines, dont la Commission fédérale du commerce (FTC), d’appliquer la loi sur les monopoles au géant californien et à ses homologues, comme Amazon. Selon le New York Times, ce texte serait à l’origine du départ de Barry Lynn de la fondation. Ce que réfute cette dernière, financée à hauteur de 21 millions d’euros par l’entreprise.
>>>A lire aussi : L’ingénieur de Google auteur d’un post de blog sexiste a été renvoyé
Cette fois, c’est la journaliste de Gizmodo Kashmir Hill qui accuse Google d’avoir fait pression sur Forbes, en 2011, pour faire retirer un article critique. La journaliste avait écrit un article expliquant que les sites n’ajoutant pas le bouton "+1" seront punis dans le ranking de Google. Rapidement, Google lui demande de dépublier l’article, prétextant que les informations de la réunion étaient confidentielles. Kashmir