Antenne Réunion
40 000 vaccins contre le chikungunya pourront bientôt être administrés à La Réunion. Qui est prioritaire ?
C’est un remède qui pourrait ralentir la propagation du chikungunya. Dans quelques semaines, des dizaines de milliers de patients pourront se faire vacciner contre la maladie, avec une prise en charge par l’ARS.
Qui est prioritaire ? Tout d’abord les personnes âgées d’au moins 65 ans, les adultes qui présentent des comorbidités et les agents de lutte anti-vectorielle. À condition qu’ils n’aient pas déjà contracté la maladie. « C’est bien !, s’exclame une Réunionnaise. On est plus fragile donc les maladies font plus de dégâts sur nous. »
La vaccination n’est pas recommandée pour les mineurs et les femmes enceintes. Quant aux adultes en bonne santé, ils ne relèvent pas, à ce stade, des publics prioritaires. « Je préfère laisser le choix aux gens qui sont prioritaires » , souligne une femme. Un homme ajoute : « Je ne suis pas prioritaire mais ce n’est pas un problème. »
Enfin, le vaccin peut être administré par un médecin ou un infirmier. Mais avec 40 000 doses disponibles, la question se pose : est-ce vraiment suffisant ? Les professionnels de santé prévoient 10 000 nouveaux cas d’ici la fin de la semaine
Pour Christine Kowalczyk, présidente de l’Union régionale des médecins, libéraux, la liste des prioritaires devrait être réévaluée : « C’est le même problème que la politique de santé durant le covid, avec des pénuries et des économies de santé. Toute la population devrait être prise en charge, et pas seulement quelques personnes. Je préconise fortement aux patients de 40 et quelques années de se vacciner, parce que les formes ne sont peut-être pas mortelles, mais ça entraîne des douleurs chroniques et certaines personnes ne peuvent pas travailler pendant 15 jours ou 3 semaines. »
Le laboratoire Valneva annonce qu’il pourra fournir davantage de doses si nécessaire. Les premières vaccinations devraient commencer à la mi-avril.