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Alors que de nombreuses crises s’enchaînent, celle liée à l’eau s’aggrave, menaçant tant les êtres humains que la planète. Le label Ramsar permet justement d’attirer l’attention sur ces zones humides ayant une forte tendance à la disparition.
Depuis le 2 février 1971, la Convention Ramsar a été signée par 157 pays.
L’objectif : sensibiliser un large public à la préservation des zones humides et faire connaître leur importance au niveau mondial. Il est le seul traité mondial portant sur un seul écosystème. L’étang de Saint-Paul en a rejoint la liste depuis peu.
Cette année, le thème est : « les zones humides et l’eau ». Il a été choisi afin de « rappeler l’importance des zones humides pour assurer la pérennité de cette ressource pour les besoins de la planète et assurer à l’humanité un accès à l’eau en quantité et en qualité suffisantes » explique le communiqué.
L’eau douce ne représente que 3 % de toute l’eau de la planète. Elle est donc une ressource rare et précieuse. À la Réunion, se sont plus de 146 millions de m3 qui sont prélevés pour l’eau potable. Plus généralement, l’eau est consacrée pour 70 % à l’agriculture et pour 22 % à l’industrie et l’énergie. En utilisant autant d’eau, les zones humides sont détruites petit à petit.
"Le terme ‘zone humide’ désigne un espace de transition entre la terre et l’eau. Il s’agit de lieux où l’eau peu profonde (douce ou salée) est présente de façon permanente ou temporaire." Cet écosystème est inextricablement lié à l’eau et 40 % de toutes les espèces de la planète en dépendent.
L’étang Saint-Paul est une ancienne lagune née de l’apport de sables, graviers et galets provenant de la Rivière des Galets (issus des coulées de boues géantes de Mafate) qui ont comblé l’ancienne baie de Saint-Paul par l’action des courants maritimes.
Le site est particulièrement important pour les espèces qui ont besoin d’eau salée et d’eau douce au fil de leur cycle de vie. Seize plantes et 11 espèces animales – trois espèces d’oiseaux, six espèces de poissons, un crustacé et un insecte – présentes dans l’étang de Saint-Paul sont classées menacées à l’échelle des Mascareignes.
Compte tenu de sa proximité à la ville très peuplée de Saint-Paul, le site est menacé par les activités humaines telles que l’exploitation des ressources naturelles et l’utilisation non-durable de l’eau.
Entrée en vigueur le 1er décembre 1986 en France, 49 sites français se sont ajoutés à la liste des zones humides d’importance internationale. En 2019, l’étang de Saint-Paul devient le premier site Ramsar du département français d’outremer de la Réunion.
Le samedi 6 février, des événements sont organisés par des associations, des gestionnaires d’espaces naturels, des centres d’éducation ou de documentation. Au total, 14 ateliers ont été montés pour découvrir les richesses et les rôles de ces milieux de 7 h 30 à 16 heures.
Sur le site de l’Etang de Saint-Paul, toute l’organisation est détaillée.
Le lien suivant permet de découvrir où sont les zones humides alentours.