Le bracelet électronique donne la possibilité à certains détenus de continuer de vivre en liberté, mais certaines règles strictes sont à respecter pour rester dans le cadre de la loi.
Le bracelet électronique représente le poids d’une montre attachée à la cheville et donne la chance à certains condamnés de vivre "normalement". Laurent, un jeune homme de 22 ans, avait été condamné à six mois de prison ferme l’année dernière suite aux émeutes au Chaudron. Après un mois d’incarcération, il s’est vu proposer le bracelet électronique.
"J’ai vu le milieu carcéral, ça ne me donne pas envie d’y retourner. J’ai eu l’option du bracelet. Grâce à ça, j’ai pu m’intégrer plus facilement dans la famille. J’ai pu aussi intégrer une nouvelle formation de sports", explique Laurent.
Les personnes condamnées à moins de deux ans de prison ferme peuvent bénéficier d’un aménagement de leur peine s’ils ne sont pas récidivistes. "Le placé, comme on les appelle, a des obligations horaires. Il est assigné à domicile, il doit sortir à des heures précises et rentrer à des heures précises, définies par l’autorité judiciaire", indique Eric - surveillant pénitentiaire.
Si l’alarme se déclenche après une heure sans contact, le condamné est considéré comme évadé, s’ensuit alors les conséquences. Pour l’administration pénitentiaire, il est important de rappeler les fondements de cette mesure.
"Le bracelet électronique n’a pas pour vocation de désengorger les établissements pénitentiaires, pour preuve, les prisons de la Réunion ne font pas partie des prisons surpeuplées. Pour autant, les magistrats choisissent de faire ces aménagements de peine parce qu’on sait qu’ils favorisent l’insertion des personnes", avance Annie Bance - directrice adjointe du service d’insertion et de probation.
Le port du bracelet reste bien une peine et ce dispositif aménagé est loin d’être une faveur. Le dispositif a été mis en place depuis 2005 à la Réunion.