Les agriculteurs de Ste-Rose ont déposé un dossier de demande de reconnaissance de catastrophe naturelle mais la commune fait partie des huit à ne pas l’avoir obtenue. Pour le maire, c’est l’incompréhension.
Ce lundi 20 janvier, le maire de Sainte-Rose Bruno Mamindy-Pajany était aux côtés des agriculteurs de sa commune afin d’effectuer une nouvelle visite de terrain dans le but d’évaluer les dégâts engendrés par le cyclone Bejisa. Le premier magistrat de la commune a également pris les devants en interpellant - par courrier - la sous-préfète de Saint-Benoît pour obtenir des explications.
Pour le maire de cette commune de l’Est, l’arrêté de catastrophe naturelle publié samedi 18 janvier au Journal Officiel de La République devrait concerner sa commune. Et pourtant, il ne concerne que 16 des 24 communes de La Réunion. Et seuls les dégâts causés par les inondations et les coulées de boues liées à Bejisa sobt concernés par cet arrêté, oubliant notamment le vent.
A Sainte-Rose,les dégâts engendrés par le cyclone Bejisa sont néanmoins bien visibles : les bananiers sont couchés, les champs de cannes ont été balayés par le vent... Et les agriculteurs affirment que Bejisa n’a pas épargné leurs cultures.
Pour Bruno Mamindy-Pajany, c’est sur le terrain qu’il faut se rendre pour découvrir l’ampleur des dégâts. Le premier magistrat de la commune ne cache pas sa déception et il se penche désormais sur le dispositif "calamité agricole" pour permettre aux planteurs d’obtenir une compensation.