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Le Caporal-chef Manuel Cabrita, victime d’une explosion au Mali en 2017, a perdu un bras et une jambe. Au micro d’RTL, il est revenu sur ce moment tragique.
Sur RTL jeudi 11 novembre, le Caporal-chef Manuel Cabrita a livré quelques confidences sur l’explosion dont il avait été victime au Mali en 2017. Ce soldat rescapé, qui a maintenant 39 ans et rattaché à la 5e compagnie du Régiment médical, s’est engagé dans l’armée en 2001. Il était déjà en mission au Kosovo, en Côte d’Ivoire, au Tchad, en Afghanistan et au Mali en 2017 où il a perdu un bras et une jambe. "Moi j’ai eu énormément de chance. Beaucoup de gens me considèrent comme un miraculé", confie le militaire avant d’ajouter, "moi je considère que je suis le fruit d’une chaîne de santé qui fonctionne".
Selon le caporal, ils étaient en opération dans le nord du Mali et lors d’un "redéploiement, c’était lui qui était "au volant d’un engin blindé et il a "roulé sur une mine artisanale". "Ce jour-là, il y a eu l’explosion puis ça a été l’enchaînement de plusieurs choses", a-t-il encore poursuivi.
Manuel Cabrita raconte avoir adopté la bonne réaction à avoir dans ce genre de situation. Le soldat a d’ailleurs fait remarquer avoir eu une fonction de sauveteur au combat, ce qui lui a beaucoup aidé en se servant instinctivement de son garrot dès qu’il a découvert qu’il était amputé. "Je me suis d’abord cru à l’entraînement, je m’attendais à ce qu’une voix extérieure dise ’ok les gars, c’est raté on recommence’", a aussi raconté le militaire.
Le Caporal-chef a ensuite indiqué qu’il avait "beaucoup de sable et de poussière dans les yeux", et qu’il s’est imaginé "aveugle". "Puis le sable s’est estompé, j’ai alors ouvert les yeux et j’ai réalisé que je n’avais plus de bras", a-t-il aussi ajouté.
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