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Lors du grand débat à Gréoux-les-Bains, jeudi 7 mars, le président de la République a été interpellé par un collégien sur l’urgence écologique et les dérives d’une industrie trop puissante.
Lors des réunions dans le cadre du Grand débat national, Emmanuel Macron est parfois secoué par des questions très directes. Ce fut le cas jeudi 7 mars à Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence). Le chef de l’Etat, qui dit vouloir aller "plus vite, plus fort" dans la transition écologique, a été interpellé par Charly, un élève du collège de Saint-André-les-Alpes, selon la chaîne RTL.
"Je voudrais savoir ce que vous entendez par écologie ? ", a interrogé le jeune homme en rappelant qu’"aujourd’hui, des usines peuvent déverser leurs déchets dans la mer, des pesticides polluent nos sols et donc notre alimentation (...) les déchets plastiques envahissent nos océans et notre planète". Charly se demande alors quand le président va réagir, vu qu’il en a le pouvoir. Mais, l’élève ne s’est pas arrêté là. Sans hésitations, il poursuit : "Et puisque c’est l’argent qui nous a amenés à négliger l’écologie, vous pensez qu’on pourra acheter une deuxième planète avec de l’argent ?"
Pour répondre à Charly, le chef de l’Etat a d’abord indiqué qu’il ne pouvait pas dire que le monde passerait d’un modèle à un autre du jour au lendemain. Puis, soulignant que la France a une vie économique, Emmanuel Macron a dit qu’il faudrait produire, car selon lui, "le modèle du tout argent est terminé". Il a toutefois assuré que "la manière de produire, de faire de l’agriculture, de faire de l’industrie, de nous déplacer, de vivre en société" devrait changer.