PIERRE VILLARD/SIPA
Jeudi 7 mars, Emmanuel Macron a échangé avec une agricultrice qui a martelé qu’il y a "répression", un terme inacceptable selon le chef de l’Etat.
Dans le cadre du Grand débat national, Emmanuel Macron était en déplacement dans les Alpes de Haute-Provence où il a rencontré 400 personnes jeudi 7 mars. En tant que militante de la Confédération paysanne, Alexia Olagnon, une jeune agricultrice bio du Var a déclaré soutenir le mouvement des "Gilets Jaunes". Elle a ainsi qualifié de "répression" l’attitude des autorités face aux manifestants.
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Le chef de l’Etat a tout de suite réfuté ce terme en précisant que dans la situation actuelle, ce mot est inacceptable.
"Des ’Gilets Jaunes’ sont certainement en train de se faire réprimer à l’extérieur de cette salle, la répression, on ne peut pas l’ignorer", a réitéré la jeune agricultrice, applaudie par le public. Dans la foulée, elle a aussi critiqué que des militants écologiques qui ont décroché le portrait du président dans les mairies soient placés en garde à vue.
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Sans ambages, "je vous invite à me présenter des régimes autoritaires et répressifs où ce type de débat est organisé", a répliqué Emmanuel Macron. Depuis plusieurs semaines, des gens ont décidé de détruire, menacer, et frapper les forces de l’ordre, a ajouté le président. "Pourtant, elles sont chargées de vous protéger", a-t-il rappelé. Il a aussi assumé que là où il y a de la violence, les autorités devraient être en mesure de se protéger et de protéger l’ordre public. "Tant que je serai là, la liberté de manifester et l’état de droit seront respectés", a martelé le président de la République, sous les applaudissements de l’assistance.