Illustration/SIPA
Alors qu’un groupe a appelé à un rassemblement sur les Champs-Elysées pour l’acte 19 des « Gilets Jaunes », aucun manifestant n’y a été aperçu ce samedi 23 mars matin.
Pour l’ensemble de cette journée de 23 mars, aucune manifestation n’est autorisée sur les Champs-Elysées à Paris selon la décision émise par la préfecture de police. En dépit de cette interdiction, un groupe a appelé sur Facebook à défiler sur le secteur à 10h. "La guerre est déclarée", a-t-il lancé en encourageant les manifestants à un rassemblement.
Pourtant, à l’heure donnée, aucun manifestant "Gilet Jaune" n’a été visible sur les lieux, a rapporté un journaliste de l’AFP relayé par Le Figaro. Sur place, seul était visible un important dispositif policier où avait pris place une longue colonne de fourgons de camions à eau.
Quelques manifestants ont été aperçus sur l’esplanade du Trocadéro et place Denfert-Rochereau où devait partir la seule manifestation déclarée du jour.
A 8h ce matin, le nouveau préfet de police de Paris, Didier Lallement s’était rendu sur place en réitérant qu’aucun gilet jaune n’est autorisé à défiler sur la célèbre avenue et ses abords, également sur la place de l’Etoile ainsi qu’aux alentours du palais de l’Elysée et de l’Assemblée nationale.
Dans cette lignée, le Premier ministre, Edouard Philippe a confirmé un dispositif de sécurité plus offensif mis en place dans la capitale peu avant 10h. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner et son secrétaire d’Etat, Laurent Nunez, ainsi que le nouveau préfet étaient à ses côtés lors de cette mise au point.
Ces interdictions de manifester sont aussi valables pour une quinzaine d’autres villes comme la place du Capitole à Toulouse ou le centre-ville de Bordeaux. Certaines parties de la ville de Nice aussi ont été concernées mais des dizaines de "Gilets Jaunes" ont bravé cette interdiction. Pareillement, à Tourcoing, un cortège de manifestants a tout de même déambulé dans les rues.