PIERRE EMMANUEL DELETREE /SIPA
Après l’annonce de la fermeture du site de Béthune de Bridgestone (Pas-de-Calais), des salariés, sous le choc, ont dénoncé "une honte".
"Bridgestone, c’est une honte, et on va bien salir leur image", a commenté un salarié après la confirmation, jeudi, par la ministre de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, de la fermeture du site de Béthune de Bridgestone (Pas-de-Calais).
Depuis l’annonce mi-septembre de la fermeture de cette usine Bridgestone à Béthune, les salariés, regroupés autour des syndicats, ont espéré pouvoir négocier un plan digne ou encore trouver un repreneur. L’usine de pneus employant 863 salariés ferme définitivement ses portes sans aucun scénario alternatif.
Lors d’une réunion entre délégués et employés syndicalistes, un salarié du nom d’Aurélien Blancard a confié : "Je suis une nouvelle fois abattu. Vous savez, ça commence à être difficile de faire confiance aux dirigeants de Bridgestone".
Cet employé espérait qu’un repreneur s’intéresserait à son usine. "On dit merci à ces gens qui sont bourrés de pognon", a-t-il encore commenté, rapporte RTL. "J’espère surtout qu’on n’aura pas de suicides", a encore fait remarquer l’employé.
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