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Au lendemain de la prise de parole d’Emmanuel Macron, qui a annoncé de nouvelles mesures, le Premier ministre s’exprime devant le Parlement ce jeudi avant un débat, puis un vote.
"Oui, la troisième vague est là et nous frappe plus durement", déclare le Premier ministre devant l’Assemblée nationale en introduction de sa déclaration sur la situation sanitaire.
"Ces mesures nouvelles sont nécessaires pour protéger la vie de nos concitoyens."
"92 départements connaissent une accélération de la circulation virale.
Dans une telle situation, il convient d’agir rapidement, fortement et partout, selon les mêmes règles et les mêmes calendriers", en dehors des départements d’Outre-mer.
"Nous sommes le pays d’Europe qui a le moins fermé ses écoles depuis le début de l’épidémie. Nous pouvons en être fiers".
"Les écoles, collèges et lycées ne sont pas épargnés par l’épidémie. Depuis deux semaines, le taux d’incidence augmente plus vite chez les enfants et adolescents que dans la population générale. La semaine prochaine, tous les établissements scolaires assureront leurs enseignements à distance. Au cours des deux semaines suivantes, toutes les zones académiques seront en vacances, du 12 au 25 avril.
Un dispositif d’accueil des enfants des personnels prioritaires sera organisé dès la semaine prochaine. Il en ira de même pour les crèches qui seront fermées durant les trois prochaines semaines."
Les salariés contraints de garder leurs enfants à leur domicile bénéficieront du dispositif d’activité partielle."
"Les élections régionales et départementales, prévues le 13 et le 20 juin, ont déjà été reportées. Seules des raisons sanitaires impérieuses pourraient justifier un nouveau report. Le Conseil scientifique a rendu un avis lundi. Cet avis particulièrement balancé ne préconise pas clairement un report des élections.
Nous devons nous assurer que l’ensemble des conditions sanitaires pourront bien être satisfaites pour maintenir le calendrier. Je vais engager une consultation des partis politiques représentés au Parlement et des associations d’élus locaux. Un débat fondé sur l’article 50-1 de la Constitution sera organisé au Parlement sur la base de ces éléments."