SIPA
Le président de la Fédération nationale de la chasse (FNC), Willy Schraen reçu à l’Elysée lundi a affirmé que le Président de la République a donné son accord pour que le prix du permis national de chasse, actuellement de 400 euros par an, soit divisé par deux.
Emmanuel Macron s’est engagé en février à étendre les dates de chasse de l’oie cendrée en 2019. En août, le ministre de la Transition écologique a lancé une concertation sur les quotas de chasse de plusieurs espèces. Le président de la Fédération nationale de la chasse a assuré le respect des demandes de quotas.
Ces projets inquiètent la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Celle-ci dénonce le "piégeage cruel de centaines de milliers d’oiseaux en France".
En mai, le gouvernement avait annoncé la préparation d’une réforme de la chasse comprenant une baisse du prix du permis qui est aujourd’hui de 400 euros par an. Afin d’adapter les prélèvements autorisés à l’état réel de conservation des espèces et les pratiques, l’exécutif prévoit également de faire une "gestion adaptative des espèces" chassables. Parmi les espèces concernées, le courlis cendré, le grand tétras ou la tourterelle des bois.
A l’occasion de la deuxième réunion de haut niveau sur la chasse, après celle du 15 février, Emmanuel Macron a donné son accord à la baisse du permis national de 400 à 200 euros. Cette réunion a duré plus de deux heures en présence de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et de Sébastien Lecornu, son secrétaire d’Etat, chargé du dossier.
En France, au moins un million de personnes, avec un permis de chasse national ou départemental, pratiquent la chasse tous les ans. Contrairement au permis départemental, le permis national permet de chasser sur tout le territoire. Mais, seulement 10% des quelques 1,2 million de Français qui pratiquent la chasse le possède, selon la FNC.