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Le président Recep Tayyip Erdogan a assuré ce vendredi qu’il ne souhaitait pas refuser les demandes d’entretien, mais il veut au contraire augmenter le nombre des amis de la Turquie.
Dans un entretien-fleuve paru ce jeudi dans Le Point, le chef de l’Etat Emmanuel Macron a déclaré que "la scène internationale n’a pas grand chose de cool". Le président français a en effet revendiqué "un discours de vérité et de pragmatisme" avec ses homologues étrangers. Le locataire de l’Elysée veut alors évoquer tous les sujets même ceux "qui fâchent". "Je suis aussi celui qui est obligé de parler avec (Recep Tayyip) Erdogan toutes les semaines, vous savez", avait-il lâché. Des propos que les médias turcs ont repris.
Interrogé à propos de ces commentaires d’Emmanuel Macron, le président turc Recep Tayyip Erdogan a répondu qu’il n’y voyait rien de négatif. "Bien au contraire : je pense que pour eux parler avec le président turc est une valeur ajoutée", a-t-il précisé vendredi matin après la prière marquant le début de la fête musulmane du sacrifice (Aïd al-Adha) vendredi. Le dirigeant turc a ajouté qu’il ne voulait pas refuser des demandes d’entretien. "Je veux augmenter le nombre de nos amis et réduire le nombre de personnes qui portent un mauvais regard sur nous", a-t-il lâché sur les propos du Figaro.
Récemment, les présidents turc et français ont discuté plusieurs fois au téléphone. Ils ont notamment parlé de la détention en Turquie du journaliste français Loup Bureau. D’après une information de L’Elysée, Emmanuel Macron a demandé dimanche la "libération rapide" du journaliste ayant collaboré avec les chaînes TV5 Monde, Arte et le site Slate.