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Les conducteurs de camions transportant des produits dangereux sont de nouveau entrés en grève ce lundi 29 mai. Ils réclament notamment la reconnaissance des risques qu’ils prennent pendant l’exercice de leur profession.
Les conducteurs de camions transportant des produits dangereux comme le carburant et le gaz et les matières destinées à l’industrie chimique ont entamé une grève vendredi 26 mai. Ils ont reconduit leur mouvement ce lundi 29 mai, entraînant une pénurie d’essence en Ile-de-France qui touchera à terme toute le pays. Ils réclament notamment une amélioration de leurs conditions de travail qui sont caractérisées par des manipulations risquées.
Dans l’attente d’une rencontre avec les organisations patronales, la fédération CGT-Transport a prévenu que la grève des camionneurs va s’amplifier au cours de la semaine. Selon Le Parisien, 60% des stations-service d’Ile-de-France étaient déjà touchées par le mouvement dès dimanche, et 70% des conducteurs n’ont pas repris le travail ce lundi.
Les syndicats de camionneurs ont expliqué que les stations-service ont une autonomie de trois jours en temps normal, mais selon l’Union française des industries pétrolières (UFIP), les pétroliers ont anticipé la grève. "Nous avons pu prendre les dispositions nécessaires pour que les stocks soient au plus haut, aucune des 2 500 stations Total en France n’est en rupture", a précisé le groupe.
Cependant, l’UFIP invite les consommateurs à ne pas prendre d’assaut les stations-service qui sont toujours approvisionnées afin de ne pas créer inutilement un effet de panique comme en 2016, pendant les manifestations contre la loi Travail.
En se mettant en grève, les camionneurs espèrent que les organisations patronales vont discuter de l’insertion de spécificités propres aux matières dangereuses dans la convention collective. Ils avancent que certains conducteurs travaillent pendant 56 heures par semaine et veulent donc réduire la durée journalière à 10 heures au maximum. Ils réclament également un treizième mois, un suivi médical tous les six mois et un salaire horaire de 14 euros. Le dossier patine depuis le 10 mai.
Plus de carburant dans les stations dès lundi ? par leparisien Suivre l’actualité sociale en France.