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L’attentat de Nice ayant coûté la vie à 84 personnes reste au centre des actualités en France. Alors que l’opposition de droite et l’extrême droite condamnent ces attaques meurtrières, le gouvernement ne semble pas fléchir.
Après les critiques acerbes de Nicolas Sarkozy et les réactions offensives des Le Pen, le gouvernement a reçu de nombreux reproches après l’attentat de Nice. Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l’Intérieur ne sont pas restés sans réagir en défendant leur bilan évoquant les actions antiterroristes déjà entreprises. Ce lundi, lors du troisième Conseil de sécurité et de défense depuis cette attaque meurtrière, le chef de l’Etat François Hollande a invoqué une "obligation de dignité et de vérité" pour "ceux qui ont une parole publique", propos rapportés par Bernard Cazeneuve.
Le ministre de l’Intérieur a une nouvelle fois défendu son bilan, mais n’écarte pas le risque zéro. "L’ensemble des moyens que nous mobilisons face à des terroristes qui veulent frapper l’Europe et la France ne garantissent pas le risque zéro", a-t-il indiqué en soulignant que la liste des mesures prises ces dernières années peut être multipliée pour faire face à une éventuelle menace. De son côté, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a insisté sur le fait qu’il est impossible d’obtenir la résilience dans un pays si durement frappé qu’en disant la vérité aux Français. Il a ajouté que les Français doivent être préparés dans l’unité à faire face aux épreuves.
Alors que l’attentat de Nice a été revendiqué par l’État islamique, François Hollande avait déclaré dès vendredi que les frappes contre les positions de l’EI seront renforcées. Pour sa part, le ministre de la Défense a affirmé l’intervention des frappes françaises samedi et dans la nuit de dimanche à lundi sur l’Irak et la Syrie. Celles-ci entrent dans le cadre des opérations de la coalition menées pour "éradiquer définitivement ce cancer de Daesh".