Capture d'écran/France3
Le virus Zika poursuit son chemin. L’épidémie qui n’a pas encore de vaccin ni de traitement touche également la Guyane où un plan de surveillance a été mis en place.
Depuis novembre, le virus Zika qui a surtout frappé le Brésil a aussi touché la Martinique et la Guadeloupe. Alors que la Guyane se trouve aussi dans la liste des zones de contaminations depuis le mois de janvier, les autorités ont décidé d’y installer un plan de surveillance.
Du matériel envoyé de métropole
Une équipe de France 3 s’est déplacée sur les lieux pour voir la situation de près. Le Dr Sébastien Soria, échographiste, assure le travail sur place en transportant dans ses bagages du matériel envoyé de métropole. Il s’est rendu à Apatou, dernier village de Guyane accessible en voiture où les femmes enceintes attendent une consultation. Malgré les risques que comporte le virus Zika aux nouveau-nés, les femmes qui attendent un bébé ne sont pas particulièrement inquiètes. "Chaque année, il y a une épidémie de moustiques. Cette année c’est Zika, l’année dernière, c’était le Chikungunya", a indiqué l’une d’elles.
Détecter la microcéphalie lors des échographies
Mirta, une des patientes du Sébastien Soria, est à son sixième mois de grossesse. Les cinq échographies, contre trois auparavant, qui seront pratiquées permettront de déceler le moindre signe de microcéphalie, première complication associée au virus Zika. "On va regarder la taille du crâne, si le bébé a un petit crane ou un gros crane, et puis après en dehors du cerveau, il y a tous les signes généraux d’infection au niveau du placenta, du liquide", a confié le médecin. La jeune femme et son bébé se portent bien, mais elle doit uniquement suivre scrupuleusement les consignes pour se protéger des moustiques.
Virus Zika : en Guyane, les autorités ont mis en place un plan de surveillance