Illustration-col de Pennes-insolite/SIPA
Lundi soir, l’Assemblée nationale vient de rejeter les demandes d’une socialiste et des écologistes pour la reconnaissance d’un statut aux animaux sauvages.
L’amendement sur les animaux sauvages refusé
Un amendement visant à reconnaître aux animaux sauvages, un statut a été présenté devant l’Assemblée Nationale mais n’a pourtant pas reçu de réponse positive.
La proposition faite par certains socialistes et écologistes avait été refusée par l’Assemblée Nationale sachant que la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, l’UMP ou le président des députés Front de Gauche y ont également été opposés. Les animaux sauvages qui ne sont pas classés comme chassables ou nuisibles ou encore protégés, sont ainsi considérés comme des "biens qui n’ont pas de maître" ou des "choses qui n’appartiennent à personne et dont l’usage est commun à tous". Tel a été l’amendement exposé par la socialiste Geneviève Gaillard, rapporteure du projet de loi sur la biodiversité.
Le but de ce projet de loi
L’objectif des écologistes par cet amendement était de protéger les animaux sauvages dotés de sensibilité qui vivent à l’état de liberté et n’appartiennent pas aux espèces protégées. Ils voulaient éviter qu’ils soient intentionnellement blessés ou tués ou encore capturés pour des fins variées comme la vente. Un amendement identique avait également été présenté par l’écologiste Laurence Abeille mais elle a également reçu l’opposition de la ministre de l’Ecologie.
Pour l’UMP, cette loi est également dangereuse en raison de son domaine très vaste. Philippe Meunier, du parti de droite a même posé la question, "si je prends mon véhicule et qu’une mouche se fracasse sur mon pare-brise, je tue un animal sauvage ?". L’amendement a été rejeté par 13 suffrages opposés et 7 en faveur.