Illustration - SIPA
Environ une centaine d’employés Corsair ont tenu une manifestation ce vendredi pour solliciter des garanties sur l’emploi avant le rachat de la compagnie par le groupe Dubreuil.
Selon les syndicats, plus d’une centaine d’employés de Corsair ont manifesté ce vendredi, devant le siège de la compagnie. Et pour cause : ils réclamaient des garanties sur l’emploi avant que la compagnie ne soit rachetée par le groupe Dubreuil. Aucun impact sur le trafic n’a été relevé pour ce premier jour de grève. Le départ des cinq vols prévus vendredi au départ d’Orly a été respecté par la compagnie ayant affrété des avions et du personnel externes.
Un mouvement social très suivi
Alors que le taux exact des grévistes n’est pas encore déterminé, le mouvement social était "très, très suivi" vendredi matin, a affirmé Christophe Jouannic (SUD-Aérien), selon le Figaro. Ce dernier a estimé entre 100 et 200 le nombre de personnes présentes autour d’un piquet de grève installé devant le siège de Corsair à Rungis (Val-de-Marne). Une source aéroportuaire a pour sa part prévu un taux de grévistes proche de 95% à Orly. Pour le groupe de tourisme TUI France, actuel propriétaire de Corsair, le taux de 44% de grévistes est une "plaisanterie" d’après Anne-Véronique Rosello (CFTC), qui évoque "plus de 90% de grévistes" chez les stewards et hôtesses de l’air.
La plainte des employés
Les employés se retrouvent tels des orphelins sans personne sur qui compter. Se plaignant de la situation, le syndicat déplore que la direction ne veuille pas être son interlocuteur car elle dit ne pas être responsable de ce qui se passe. "Et le groupe Dubreuil ne vient pas non plus à la table des négociations, donc on a personne en face", s’est plaint le délégué syndical. Le DRH a quant à lui déclaré ne pas vouloir négocié dans un contexte de conflit a ajouté Olivier Alary-Tossaint, secrétaire du comité d’entreprise. "Personne ne s’engage dans rien du tout, on est dans un flou le plus artistique possible", poursuit M. Jouannic, en décrivant la "forte inquiétude des salariés quant à la pérennité des emplois", surtout à cause de la "filialisation des différents services du sol" prévue dans le projet de rachat.
Même si le préavis de l’intersyndicale regroupant CFTC, CGT, Unac, CFE-CGC, SUD-Aérien court jusqu’à dimanche soir, Corsair maintiendra la totalité de ses vols.